Chroniques

6025: Laurent Louis condamné à être rééduqué

L’ex-député belge Laurent Louis vient d’être condamné à une peine qui deviendra peut-être un jour le lot de tous les mauvais pensants d’Europe.

En 2014, Laurent Louis écrivit sur son blog : « Certes, Jean-Marie Le Pen a dit que les chambres à gaz étaient un détail de l’histoire. Mais en y réfléchissant un peu, était-ce si faux que cela? », et d’accompagner sa publication d’une vidéo du Professeur Faurisson expliquant les thèses révisionnistes sur les chambres à gaz.

Comme il fallait s’y attendre, les associations juives belges ont immédiatement porté plainte et, en juin 2015, Laurent Louis était condamné, en première instance, à six ans d’inéligibilité, six mois de prison avec sursis et 3000 euros d’amende. L’ex-député fit appel et implora la clémence des juges.

Face à un prévenu contrit, la Cour d’appel de Bruxelles se montra pédagogue et mua la sévère condamnation de Laurent Louis en sanction éducative. En effet, dans le jugement qu’elle rendit hier, la Cour décida de suspendre la condamnation de 2015 pour une durée de cinq ans, à condition que, durant ce laps de temps, l’ex-député se rende chaque année dans un camp de concentration et rédige, après chacune de ses visites, un texte d’une cinquantaine de lignes dans lequel il relatera ce qu’il a vu et ce qu’il a ressenti.

Une peine qui semble parfaitement convenir à Laurent Louis puisque, immédiatement après la publication du jugement, ce dernier a littéralement crié victoire sur sa page Facebook, avant d’ajouter : « Encore toutes mes excuses bien entendu aux personnes qui ont pu être blessées par mes propos. » Et de conclure :

Il ne me reste donc plus qu’à aller faire des reportages dans les camps de la mort. Sans doute la Cour a-t-elle reconnu mes talents d’écrivain. Plus sérieusement, je me soumettrai à la décision de la Cour et j’irai donc me repentir chaque année dans un camp de la mort. En plus d’être très instructif et très fort sur le plan humain, ce sera l’occasion aussi de dénoncer les génocides actuels.

Même si l’on peut s’amuser à imaginer une systématisation de ce genre de condamnation, il y a tout de même bien peu de chances pour que des Faurisson ou des Reynouard (et ne parlons même pas des Fröhlich) jouissent d’une telle magnanimité : en matière révisionnisme, nos juges ne la se montrent cléments qu’avec les révisionnistes de pacotille qui se renient sans vergogne devant les tribunaux.

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