Les billets de Jacques Vecker

6033: Raphaël, Justin, François et les autres

Au cours de l’émission dite de „La Grande Librairie“(le 28 septembre) mais que, ce soir-là, on aurait pu appeler « La Grande Vadrouille (à travers les camps !) », voici Raphaël Esrail : bon pied, bon oeil, à plus de nonante-deux ans, la mémoire en bandoulière, il s’offre à la dévotion des personnes présentes. François Busnel, lui, reste coi, ce qui chez lui n’est pas courant, le visage grave, irradiant le respect à l’endroit du récitant.

Le même jour, à Toronto, Justin Trudeau inaugure un imposant monument voué à l’ Holocauste. Alors qu’un homme politique allemand, au courage ou à l’inconscience exceptionnels, a justement parlé d’un „mémorial de la honte“ à propos de l’immense champ du souvenir au coeur de Berlin, le premier ministre du Canada témoigne de son allégeance à Israël et promet de réparer l’oubli qui „nuisait“ à sa propre capitale.

Nous voici en plein délire compassionnel, tout imprégnés du mythe prométhéen de notre époque. Même les fictives chambres à gaz sont évoquées, clef de voûte de l’édifice „shoatique“ ; pourtant plus personne de sensé n’ose aujourd’hui maintenir la fabuleuse existence de ces abattoirs chimiques. Parlez-en donc au célèbre Professeur Faurisson ! Mais qui oserait émettre publiquement le moindre doute à l’heure où le glaive de la justice s’abat impitoyablement sur les „négateurs“ d’un fait irréel ?

On peut se demander jusqu’à quel point des personnages comme François Busnel et les écrivains présents sur le plateau sont dupes de cet ahurissant spectacle. Ce Monsieur Raphaël, comme jadis Lucie Aubrac, dispose d’une chaire ouverte dans des établissements d’enseignement où il témoigne pour un Holocauste dont il serait, avec des centaines de milliers de „miraculés“, la preuve vivante. L’humour juif n’est pas loin!

J’ai vécu dix-huit mois parmi les déportés du travail dans l’Allemagne „maudite“ mais je n’ai pas le droit, moi, de porter témoignage des réalités du Troisième Reich, où se déployait une vraie justice sociale, même pour des „travailleurs obligatoires“ étrangers, où la culture s’épanouissait malgré les circonstances, où « la lutte des classes » n’était plus qu’un vague souvenir. Rien n’est tout à fait noir ni tout à fait blanc. C’est là un truisme. Si nous prenons la peine de nous informer, nous mesurons la manipulation dont nous sommes victimes depuis la fin de la Seconde guerre mondiale et nous prenons conscience du rôle que jouent non pas les Juifs en général mais leurs instances représentatives ainsi que l’État d’Israël dans la présentation de l’histoire et dans la politique mondiale. La liberté d’expression n’existe plus aujourd’hui que pour les défenseurs de la vérité officielle ! Ou encore, en ce moment, pour les petits publicistes de mon acabit, qui ne sont connus que d’une infime minorité !

 

Jacques Vecker ,
„Libre expression“,Château de Vaugran, 30480 St Paul la Coste, 30 septembre 2017

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